Vous êtes-vous déjà demandé quelle substance est utilisée pour faire briller les chiffres, les index et les aiguilles d'une montre la nuit ? Eh bien, je me le suis demandé et voici ce que j'ai découvert.
En 1898, Marie et Pierre Curie découvrirent le radium. Dès 1914, une entreprise américaine, la United States Radium Company, commercialisait une peinture contenant du radium. À cette époque, les dangers que représentait le radium étaient mal connus. Bien entendu, le radium est hautement radioactif et émet des rayonnements alpha, bêta et gamma, dont les effets sont particulièrement nocifs par inhalation ou ingestion, car l'organisme ne possède aucune barrière protectrice. En effet, le corps métabolise le radium comme il métabolise le calcium, en le stockant dans les os où il peut provoquer une dégénérescence osseuse et des cancers.
Après 1968, le radium n'a plus été utilisé dans les cadrans de montres. De nos jours, de nombreuses marques horlogères utilisent différents types de pigments phosphorescents, également appelés luminescence. Ces pigments fonctionnent comme une pile lumineuse rechargeable. Après une exposition suffisante à la lumière du soleil, à la lumière fluorescente, à la lumière ultraviolette (lumière noire), aux LED, aux ampoules incandescentes et/ou à d'autres sources lumineuses, ils brillent dans l'obscurité pendant des heures. La marque la plus courante est Super-LumiNova, fabriquée par la société suisse LumiNova AG. Seiko utilise sa propre formulation, LumiBritre. Plus important encore, ces pigments sont totalement sûrs et n'émettent aucune radiation.
Quelques fabricants de montres équipent leurs modèles d'un éclairage au tritium. Cette forme de radioluminescence est produite à l'aide de tubes de verre contenant une couche de phosphore et du tritium gazeux. On parle alors de « source de lumière au tritium gazeux » (SLTG), de lumière bêta (le tritium subissant une désintégration bêta) ou encore de lampe au tritium. Bien que ces montres contiennent une substance radioactive, on considère actuellement que ce type d'éclairage autonome ne présente pas de risque significatif pour la santé.
De nombreuses sources en ligne permettent de trouver facilement des informations complémentaires sur les autres matériaux utilisés dans l'industrie horlogère.
Regardez Luminescence